Ça suffit !
Depuis la parution de l’arrêté S21, le 6 octobre 2021, de nombreux arrêté modificatifs ont été publiés. Parfois peu impactant, parfois assommant la filière, mais TOUJOURS en dernière minute, avec effet presque immédiat voire rétroactif ! De quoi faire valser la filière professionnel du photovoltaïque résidentiel. Et à chaque fois, Solaire en Nord s’essaye à décrypter, à communiquer les impacts des changements sur les nouveaux projets.
- 21 février 2023 : Publication de l’arrêté tarifaire S21 modificatif
- 4 janvier 2024 : Le nouvel arrêté modificatif impacte les particuliers
- 13 mars 2024 : Nouvel arrêté modificatif pour les particuliers
- 19 février 2025 : Situation de crise : quel avenir pour le solaire photovoltaïque résidentiel ?
- 2 avril 2025 : L’arrêté tarifaire modificatif S21 tant attendu a enfin été publié le 26 mars 2025…

Quelles nouveautés pour cette année ?
Depuis le 5 juin 2026, on retrouve une cadre réglementaire finalement simplifié – bonne nouvelle – mais avec un “soutien” imperceptible :
- Les installations > 100 kWc ressortent du cadre de l’Obligation d’Achat
- Les petites installations résidentielles ≤ 9 kWc doivent être en autoconsommation et peuvent vendre leur surplus à tarif de 1,1 c€/kWh pendant 20 ans (indexation 2%/an).
- Les installations de 9 à 100 kWc peuvent continuer à faire de l’injection totale, ou de l’autoconsommation et vendre le surplus, au tarif de 1.1 c€/kWh (indexation 2%/an).
- Surpression des primes à l’investissement, déjà bien rabotées en mars 2025.
Quelques autres modifications sont apparues, avec des impacts moins marquants, notamment la création d’une nouvelle plate-forme pour le raccordement et la contractualisation OA.
Quels impacts pour les nouveaux projets ?
Vendre son surplus à 1.1 c€/kWh, alors qu’on l’achète 23 c€/kWh la nuit… Finalement, à quoi sert l’Obligation d’Achat ?
L’intérêt principal de l’OA est la facilité d’accès à un responsable d’équilibre (obligatoire pour toutes installations > 3 kWc) pendant 20 ans. Pour le reste, il conviendra de dimensionner son installation au plus proche de ses besoins, et de chercher à maximiser son autoconsommation (bonnes pratiques, stockage chimique ou thermique, sous-dimensionnement…)
Exemple 1 :
- Foyer aux consommations moyennes de 2700 kWh/an
- Installation de 3 kWc (produisant 3000 kWh/an)
- Taux d’autoconsommation de 25% : 750 kWh économisés (estim. 170€/an)
- Surplus injecté : 2250 kWh, soit 24,75€ (Une “subvention” vraiment bienvenue…)
Dans cet exemple, une installation sans stockage (6000€ TTC), serait rentabilisée en + de 25 ans.
Améliorer le taux d’autoconsommation (stockage avec un surcoût de 2000€ TTC) à 60% permettrait une rentabilité en 15 ans.
Exemple 2 :
- Foyer de retraité, aux consommation de 4000 kWh + 2000 kWh d’eau chaude (cumulus électrique)
- Installation de 4.5 kWc (produisant 4500 kWh/an)
- Installation d’un routeur pour stocker le surplus dans le cumulus électrique
- Taux d’autoconsommation de 50%
- Surplus injecté, vendu en Obligation d’Achat : 2250 kWh soit 24,75€
Ici, pour un investissement de 7000€ TTC, l’installation serait rentabilisée en 11 ans !
